Reconnaissez-vous ce panneau ?

Il signale habituellement un radar automatique placé quelques centaines de mètres après lui, vous incitant à vérifier votre vitesse et éventuellement à lever le pied. Depuis février, ce réflexe est durement mis à l’épreuve puisque le gouvernement teste un nouveau type de contrôles routiers, des zones de contrôle « leurres », équipées de « faux radars  » pour faire ralentir les conducteurs.

Concrètement, un panneau précède dix emplacements de radars sur un tronçon de route dont un seul est en fonctionnement sans que l’automobiliste sache lequel, bien sûr. Pour corser le tout, il sera régulièrement déplacé. Les automobilistes ne sauront donc jamais où se trouvent les mouchards ni le radar actif.

Selon le Ministère de l’Intérieur, des contrôles complémentaires seront pratiqués par les forces de l’ordre au moyen de radars mobiles de nouvelle génération sur cette même portion de route. Ces leurres sont installés pour le moment uniquement dans le Nord-Pas-de-Calais sur les tronçons les plus accidentogènes. Puis d’ici la fin du mois de février, un deuxième itinéraire sera équipé dans un autre département.

Ce déploiement va s’accélérer puisque l’État souhaite équiper de radars leurres une centaine d’itinéraires classés dangereux d’ici la fin de l’année 2016. Le dispositif sera porté à mille itinéraires et à cinq mille emplacements d’ici à 2020. Vive le printemps ! De nouveaux panneaux vont fleurir sur le bord des routes françaises !

 Focus :

La mortalité routière a connu une baisse significative (-10,7 %) en janvier 2016 par rapport à 2015. En revanche, le nombre des accidents corporels, les  blessés et les blessés hospitalisés sont en hausse (respectivement +5,2 %, + 8,7 % et + 11,1 %).