Le mois 2016 de la photo selon Roland Berthe

Cette année, Roland Berthe est véritablement le chef d’orchestre de ce mois de la photo. Il nous révèle son éclectisme en confiant notre regard à une trentaine de guides porteurs de messages intenses résidants localement et au-delà du département.

Ces photographes nous font rebondir sur notre petite planète.  Un travail de tripes et d’Amour chez ces messagers qui mettent le cœur des populations dans leurs boitiers.

Mais comment font-ils pour prélever l’image de leur âme ?

Arrêtons-nous sur le travail de Maurice Thiney. Il part avec son épouse au cœur de populations inaccessibles aux journalistes et photographes. Il oublie l’appareil et devient l’un des leurs au terme de semaines ou de mois d’imprégnation. Puis la boite apparait comme un accessoire naturel. Maurice nous ouvre alors ses univers, de l’Amazonie au sud-est asiatique en passant par la mère Afrique.

D’une autre génération, c’est la jeune Marine Kerbidi. Cette auxerroise en errance à Madagascar puis sur les terres réunionnaises de sa famille ; elle capte les instants dans la rue et nous confronte au bonheur simple de personnes qui vivent selon d’autres valeurs.

Ici des photos de guerre, là, des portraits d’ailleurs, puis au bout de la ligne, Renaud Barret, ce révélateur de talents qui cultive les élans créatifs de kinshasa en les exposants aux caméras et appareils photos ; une blanche négritude qui  met les mains dans le chaos local pour poser de la lumière sur la pellicule.

Une salle capitulaire pour des mains capitonnées

Voyageons enfin avec l’homme Pénélope ; la belle et sensuelle égérie hante ses tableaux photographiques. Celui-là est un monstre de l’histoire contemporaine. Auteur de nombreuses couvertures du célèbre SAS de Gérard de Villiers aux éditions PLON, il vous ouvre les coulisses de ces souvenirs fantasmagoriques. Puis il vous prend par la main au fil du cloître et vous montre comment il a  habillé les points d’Yves Boisset, Jacques Villeret, Véronique Sanson, et tant d’autres personnages de notre mémoire sans pouvoir s’emparer de ceux de l’Abbé Pierre.

Amis qui traversez le sud de l’Yonne, prolongez le voyages au travers de ces univers photographiques riches et poignants.

Quelques pas virtuels à l’Abbaye Saint-Germain d’Auxerre

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