Nul ne me griffe impunément

C’est Thomas Day qui, dans sa préface à L’instinct de l’équarrisseur où il transporte Sherlock Holmes et le docteur Watson dans un univers de science-fiction, rappelle que lorsqu’un acteur américain sollicita Arthur Conan Doyle pour pouvoir utiliser son personnage celui-ci lui répondit : « Mariez-le, assassinez-le, disposez de lui comme bon il vous semble. »

C’est en se fiant à  cette recommandation que Mitch Cullin, comme d’autres avant lui s’est, en 2005, emparé de Holmes pour en faire le héros de son roman A Slight Trick of the Mind dont Bill Condon vient de signer l’adaptation au cinéma sous le titre de Mr. Holmes sort en salles le 4 mai. Si le projet est à ce point excitant ce n’est pas tant en raison du palmarès de son réalisateur que par le fait qu’il ait jeté son dévolu sur le sémillant Ian McKellen pour interpréter ce Holmes nonagénaire en train de perdre la boule et obligé de reprendre du service à la demande d’un jeune fan.

Sir Ian McKellen est un acteur et un comédien dont la renommée n’est plus à faire, mais c’est aussi un militant de la cause gay. C’est surtout un interprète qui s’est déjà hissé au rang d’icône cinématographique qui prend donc à bras le corps celle de Holmes. Mais on devrait aussi y apercevoir, quoique brièvement, Nicolas Rowe jouer un Sherlock de cinéma, trente ans après qu’il ait été un jeune Holmes dans Le secret de la pyramide en 1985. Trente ans, soit la durée de la retraite de Holmes chez Cullin, belle ironie du sort.

A l’occasion, je vous conseille la vision de Tideland réalisé en 2005 par Terry Gilliam qui adaptait un autre roman de Mitch Cullin.

infos pratiques sur Mr. Holmes

Un film dont la durée en salle aura été plutôt courte face à de multiples sorties prometteuses.
Pour ceux qui l’ont manqué, il faudra se rendre hors du département ou attendre les diffusions alternatives.