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Depuis quelques années, les vins naturels et les vins biodynamiques ont trouvé une place dans les rayons des cavistes. Bien qu’ils partagent certains principes, ces deux types de boisson qui ont le vent en poupe connaissent quelques nuances et divergences. Ils sont d’ailleurs assez souvent confondus par les consommateurs. 

Alors quelles sont les différences notables entre ces deux types de vin ? Zoom sur les caractéristiques du vin naturel, ses points communs et ses divergences avec le biodynamique. 

Zoom sur le vin biodynamique 

Qu’est-ce que la biodynamie ? 

La biodynamie est une approche agricole holistique, qui intègre les grands principes du développement durable et partage des bases avec l’agriculture biologiques. Elle intègre des pratiques à visée sociale, environnementale, économique et technique, afin de garantir la santé du sol et des exploitations, et ainsi permettre de produire des aliments bons pour l’homme et l’animal. Cette méthode est régie par l’organisme Demeter, qui apporte une certification aux exploitations respectant les exigences de l’agriculture biodynamique. 

L’un des grands principes de la biodynamie est de considérer la terre comme un être vivant à part entière, possédant ses propres besoins, et qui est en constante évolution. Ainsi, l’utilisation de produits chimiques est à éviter pour ne pas traumatiser le sol. On préfère l’emploi de fumier ou de plantes médicinales. 

Enfin, les exploitants pratiquants une agriculture biodynamique s’appuient sur les cycles de la nature et l’influence des astres pour travailler la terre. 

Qu’est-ce qu’un vin biodynamique ? 

Un vin biodynamique est donc un vin produit sur une exploitation qui respecte les grands principes de la biodynamie. Autrement dit, la production est respectueuse de l’environnement et s’attache à faire ressortir les particularités du terroir. Cependant, ces vins rouges, blancs ou rosés ne sont pas forcément “naturels” au sens viticole du terme. 

Zoom sur le vin naturel 

La production de vin naturel est intimement liée à l’agriculture biologique et à la biodynamie puisque l’objectif est de créer un vin le plus naturel possible. Toutefois, pour créer un vin nature, il faut mener un travail spécifique sur l’exploitation (comme en biodynamie), mais ce travail doit aller plus encore plus loin. La démarche continue une fois en cave. 

La création de vin nature implique un haut respect du fruit et de son jus. Ainsi, le principe majeur de cette production est “aucun additif, du raisin et seulement du raisin”. Il n’y a d’ailleurs pas de sulfites ajoutés dans ces cuvées : les sulfites présents sont naturellement créés lors de la fermentation. 

Produire un vin naturel demande un travail colossal et une attention constante puisqu’en cas de défaut lors de la fermentation ou de l’élevage, aucun produit ne peut être ajouté pour rectifier le tir. 

Afin de contrôler l’appellation “vin nature”, le label Vin Méthode Nature a vu le jour en 2019 et impose un cahier des charges strict dont les principaux axes sont : 

  • La sélection de raisins certifiés biologiques à 100 %, 
  • La vendange manuelle, 
  • L’interdiction d’ajout d’intrants,
  • L’interdiction d’utiliser des techniques de vinification dites brutales comme la filtration ou la centrifugation.

Pour résumer, les vins biodynamiques et natures impliquent une démarche durable de la part de l’exploitant et une méthode de production respectant le terroir et le vivant. Seulement, pour créer un vin naturel, le travail se prolonge en cave. Aussi, à la dégustation, un vin naturel procure des saveurs et des sensations nouvelles. Il va s’éloigner des standards et du goût du vin biodynamique ou conventionnel. À découvrir et à déguster. 

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