On n’entendra plus Rafaël grommeler !

Tout en haut de la rue Cortel, on s’arrêtait à la past-attitude pour un coup de magie culinaire avec deux morceaux de chorizo, du gorgonzola et autres aliments que personne n’aurait eu l’idée de marier.

On pouvait y manger sur un coin de table mais on avait surtout plaisir à provoquer le Chef pour qu’il se laisse aller a faire selon son idée. Comme trop de commerçants ou chefs d’entreprises passionnés et authentiques, Rafaël baisse le rideau de manière définitive malgré son Amour immense pour ses proches. Si Rafaël se confiait peu, il suffisait de regarder ses yeux briller quand il parlait de ses enfants, sa petite fille, son filleul ou sa petite Jazz qui révelait au grand jour, la générosité du patron.

Personne ne comprendra pourquoi Rafaël s’en est allé et tout le monde regrettera de n’avoir pas réussi à l’empêcher de glisser dans l’autre monde. Hier, Frédéric le boucher du quartier de l’horloge à Auxerre. Puis maintenant Rafaël !

Mon cher Rafaël, j’ai beaucoup écrit sur toi ; il a fallu un peu de temps pour que tu m’apprécies avant de me traiter affectueusement de « grand con ».

Tu nous a fais beaucoup de bien; on est très heureux d’avoir fait pleurer d’émotion ce grand Monsieur du haut de la rue ; on est heureux de l’avoir fait rire « avec ce doigt d’honneur » brandi comme un coup de pied de l’âne… On aurait tant aimé que, jamais, tu ne l’adresses à la vie ! Saint-André n’accueillera pas ce pari fou. La foule, nombreuse regrettera l’homme que tu es en chacun de nous !

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